À propos

Ensemble, préparons un monde sans sida ni VIH

Qui sommes-nous ?

Sidalys est un organisme sans but lucratif qui offre des services d’hébergement aux personnes vivant avec le VIH/sida à Montréal. Issu de la fusion de deux organismes, la Maison Amaryllis et le Centre de services sida secours du Québec, Sidalys a vu le jour en 2005. Depuis, l’organisme a accueilli plus de 500 personnes dans ses trois ressources d’hébergement, le Centre Amaryllis, le Centre Sida Secours et les Habitations Jean-Pierre-Valiquette.

Notre mission

 

  • Améliorer la qualité de vie ainsi que la santé physique et mentale des personnes souffrant d’infections transmises sexuellement et par le sang, principalement celles vivant avec le VIH/sida qui sont isolées, vulnérables et sans domicile fixe ou à risque d’itinérance
  • Maintenir, à titre transitoire différents types d’hébergement pour ces personnes et
  • Privilégier la prise en charge de leurs conditions de vie dans une démarche d’intégration sociale à moyen et long terme
  • Augmenter l'accessibilité sociale de ces personnes

Les trois centres Sidalys

Le Centre Sida Secours

Son rôle est de tenter de faciliter l'accès des personnes atteintes du sida aux organismes dispensateurs de services. Lors de courts séjours (moins de 90 jours), les résidents sont directement en contact avec les intervenants.

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Les Habitations Jean-Pierre-Valiquette (HJPV)

Elles comprennent 19 appartements inscrits au Programme de supplément à loyer au service d’une clientèle vivant avec le VIH/sida ayant des besoins spécifiques.Ces besoins peuvent être occasionnels ou réguliers, exigeant régulièrement ou non, encadrement, accompagnement et soutien.

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Le Centre Amaryllis

Il accueille des personnes aux prises avec le VIH depuis plusieurs années et pour qui la réalité du vieillissement, la permanence des embûches et la désaffiliation est au cœur du parcours. Les membres de l’équipe leur tendent la main et les accompagnent. La durée des séjours peut varier selon la situation de chacun.

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Nos valeurs

  • Respect
  • Tolérance
  • Ouverture
  • Responsabilisation
  • Humour
  • Sécurité
  • Confidentialité

Rapports

Rapport d'activités 2016-2017


Notre histoire

Au milieu des années 80, le sida commençait ses ravages. La maladie était nouvelle, les soignants étaient démunis et tous craignaient les risques de contagion. On parlait alors de la nouvelle peste. Des sidatiques (comme on les appelait dans le temps), soutenus par des amis ont alors mis sur pied différents organismes de services. Les Habitations Jean-Pierre-Valiquette et la Maison Amaryllis sont issues de ces premières manifestations de solidarité.

 

Le Centre de services sida secours du Québec (CSSSQ)

En 1988, deux fondations, la Fondation sida secours et la Fondation Paneguris ont uni leurs efforts pour mettre sur pied une ressource d’hébergement. La Fondation sida secours du Québec (FSSQ) a alors vu le jour. Cet organisme s’est alors donné comme mission d’apporter des réponses originales et adaptées aux besoins toujours changeants des personnes vivant avec le VIH-sida.

En 1989, une première ressource d’hébergement, Les Habitations Jean-Pierre-Valiquette, a vu le jour alors qu’une poignée de personnes, certaines atteintes dont monsieur Jean-Pierre-Valiquette, a consacré temps et énergie afin de créer un lieu de vie où les personnes atteintes ont pu avoir un appartement décent et se regrouper afin de vivre leur maladie et leur mort sans être trop victimes de l’exclusion extrême dont elles étaient alors l’objet.

En 1990, le gouvernement du Québec a voté ses premières enveloppes budgétaires destinées aux organismes offrant des services aux personnes vivant avec le sida. Puisqu’une fondation n’est pas éligible à recevoir des subventions gouvernementales, les administrateurs de la FSSQ ont constitué un nouvel organisme à but non lucratif, le Centre de services sida secours du Québec. Celui-ci a pour mission d’améliorer la situation des personnes atteintes du sida les plus démunies en tentant d’adapter ses services selon l’évolution de la maladie, des traitements médicaux et des besoins des personnes concernées. Le Centre est le dispensateur des services offerts par l’œuvre Sida Secours alors que la Fondation se consacre à la cueillette de fonds.  

À cette même époque, alors que le réseau d’hébergement communautaire sida se développait, il y avait un manque flagrant de places pour les femmes. Il faut se rappeler qu’à cette époque, le sida touchait encore majoritairement les hommes gais et les femmes ne se sentaient pas toujours confortables dans les maisons où elles étaient souvent seules de leur «gang». C’est pourquoi le Centre de services sida secours du Québec a décidé, en 1992, de mettre sur pied une ressource destinée aux femmes, la Maison Luc Larivée.  Dès l’ouverture, les femmes qui ont été hébergées à la Maison ont présenté, en plus d’avoir un état de santé extrêmement précaire, une désorganisation psychosociale importante, de nombreux problèmes de consommation, de prostitution, des situations familiales difficiles et plusieurs autres situations catastrophiques.

Forts de cette expérience et compte tenu que la clientèle féminine ne représentait alors que 10 % de l’ensemble des personnes atteintes et que très peu de maisons acceptaient la clientèle qui présentait des problèmes de consommation et de désorganisation psychosociale, nous avons décidé, en 1995, d’accueillir des hommes, particulièrement ceux qui présentaient le même profil psychosocial que nos femmes déjà hébergées.

Vers 1997, la venue des nouveaux médicaments a grandement modifié la situation des personnes vivant avec le VIH/sida. Les taux de décès et d’hospitalisation ont alors chuté de façon spectaculaire et plusieurs parmi les personnes hébergées chez nous ont vu leur état de santé s’améliorer considérablement. Sceptiques, nous n’avons rien changé de nos services pendant plusieurs mois, n’ayant pas l’assurance que les progrès obtenus se maintiendraient. Nous avions, depuis 1989, connu à ce niveau que des déceptions et surtout beaucoup de décès. Il faut bien comprendre que la venue de ces nouveaux médicaments n’a pas enrayé la maladie et le sida n’est pas guéri. Il n’en reste pas moins que ces médicaments ont modifié de beaucoup les besoins d’hébergement des personnes vivant avec le VIH. Le sida a pris un nouveau visage en touchant de plus en plus les personnes toxicomanes ou désorganisées, celles dont le rythme de vie rend la prise régulière de médicaments difficile, voire impossible.

Devant ces bouleversements, le Centre de services sida secours du Québec a choisi, en 1999, de revoir l’ensemble de ses pratiques et de ses services. De nombreuses consultations ont eu lieu avec l’ensemble des personnes qui sont associées de près ou de loin avec les activités du Centre. Il s’est également situé dans le contexte général des services rendus au niveau de l’hébergement et s’est longuement questionné sur son orientation future. Nous avons conclu que les maisons d’hébergement ne devaient plus offrir uniquement des services de type palliatif, services qui étaient à leur origine. Il a alors été décidé de fermer la Maison Luc Larivée et de consacrer au moins une de nos maisons vers l’accueil des personnes les plus exclues, celles vivant une grande désorganisation sociale, une détresse psychologique importante et de sérieux problèmes de santé liés au sida. Ainsi est né le Centre sida secours (CSS).

 

Le Centre Sida Secours

Pour les personnes vivant avec le sida, qui présentent des problèmes de santé mentale, de toxicomanie ou d’itinérance, la vie quotidienne est un combat difficile où la détresse psychologique est sans cesse présente. Le rejet, l’exclusion et les préjugés des autres sont leur lot quotidien et leur mode de vie est souvent incompatible avec nos structures sociales. Ces citoyens sont parfois difficiles à aider ; cela ne leur retire toutefois pas le droit de recevoir les soins et services de santé et sociaux dispensés à l’ensemble de la population. Le rôle, au Centre sida secours est donc, de tenter de faciliter leur accès aux organismes dispensateurs de services. Les résidants font de courts séjours (moins de 90 jours) et le plan d’intervention est axé sur des démarches de santé (reprises de contact avec les intervenants et le corps médical, obtention d’un bilan de santé, reprise possible de thérapies médicamenteuses etc.).

 

Les Habitations Jean-Pierre-Valiquette (HJPV)

En 2000, lors de la réorganisation de nos services, nous avons décidé de ne plus assurer une présence constante aux Habitations. De plus, les locaux administratifs du CSSSQ qui étaient installés sur Bercy (lieu de HJPV) ont été déménagés, rue Ste-Famille. Ce départ a fait vivre de grandes insécurités au sein du groupe de locataires. Bien que nous offrions une gamme de services très semblables à ceux offerts avant notre départ, le fait que nous n’ayons plus de local communautaire et que nous ne soyons plus présents quotidiennement a été vécu par plusieurs comme un abandon.  De plus, un des critères d’admission exige que le nouveau candidat ait des besoins d’accompagnement et de soutien. Or, nous avons à quelques reprises accepté des personnes dont la désorganisation a été telle qu’elles ont dû quitter leur appartement. Ces situations malheureuses ont augmenté les sentiments d’insécurité et d’abandon précédemment cités. Actuellement, grâce au travail du responsable de la ressource, le calme est revenu et il se dégage de nouveau l’esprit communautaire qui,  jadis, était présent  dans la ressource. Bien que peu de logements se libèrent, les HJPV constituent une ressource importante dans le travail du CSSSQ. Elle est un continuum dans nos services et un éventuel rapprochement avec la Maison Amaryllis pourrait compléter la gamme de services déjà offerts.  

 

La Maison Amaryllis

L’origine de la Maison Amaryllis remonte au début des années 90 alors qu’un particulier a ouvert à Oka, un centre de type refuge «où les personnes dont personne ne veut peuvent mourir dignement ». En avril 1992, un incident mettant en cause la présence d’un des résidants dans la communauté a provoqué, de manière plutôt brusque, la fermeture du centre.

Fin 1992, la Maison Amaryllis ouvre de nouveau ses portes, cette fois-ci à Montréal, sur la rue Panet. Le même directeur est en place et si la maison n’est pas idéale, (peu de chambres individuelles, escalier inadéquat, etc.), elle offre des lits à la clientèle rejetée. Malgré ces inconvénients et bien que l’accent soit désormais mis sur le sida, la maison accueille encore une clientèle difficile à héberger ailleurs, celle des personnes itinérantes atteintes du sida ayant ou ayant eu des problèmes liés à la toxicomanie.  

La Maison Amaryllis reçoit ses premières subventions gouvernementales en 1994-1995 et réussit à subvenir à ses besoins principalement grâce aux activités de cueillettes de fonds. Elle reçoit également un important soutien financier de communautés religieuses, en particulier celle des Sœurs de la Providence et des Oblats de Marie Immaculée.

En 1996, l’organisme achète l’immeuble et entreprend sa rénovation. Après quelques années d’instabilité à la tête de la maison, on engage, en 1996, un directeur qui assurera la gestion jusqu’en 2001. Le passage de ce directeur a été salutaire. Il a permis de consolider la ressource, mettre en place des règles de fonctionnement et assurer la stabilité de cette Maison qui était passée à travers plusieurs épisodes chaotiques. Ajoutons que cela s’est vécu au moment où la venue des nouveaux médicaments allait provoquer une diminution des demandes en soins palliatifs et un changement dans les besoins des personnes atteintes de la maladie (sans les diminuer pour autant). Les gens vivent plus longtemps et présentent de nouveaux problèmes. Ceux qui sont aptes à prendre les trithérapies ressentent de nombreux effets secondaires. De plus, le fait de vivre plus longtemps provoque malheureusement de nouvelles maladies qui n’avaient pas le temps de faire leur apparition quand la mort survenait rapidement.

En 2001, le directeur en place quitte, ce qui, une fois de plus, provoque instabilité et insécurité au sein des résidants et des employés. Le remplacement est difficile et dans le cadre d’une restructuration des services et de l’organigramme, le conseil d’administration songe à une direction à demi temps. Il entreprend des démarches auprès du Centre de services sida secours du Québec, auquel il confie la gestion de sa maison en février 2003.

Après un an, les administrateurs ont souhaité poursuivre le rapprochement. En avril 2004, ils ont décidé d’évaluer les meilleurs scénarios en vue d’un rapprochement encore plus étroit.

Au terme de cette exploration, il a donc été conclu par les administrateurs de procéder à la fusion complète des deux organismes. La corporation a été dissolue le 31 mars 2005 et ses activités ont été reprises par une nouvelle corporation issue de la fusion de la Maison Amaryllis et du Centre de Services Sida Secours du Québec qui a vu le jour le 1er  avril 2005 sous le nom de Sidalys.

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